Trois portes rennaises, trois manières d’entrer
L’immeuble en tuffeau et granit du centre reconstruit après l’incendie de 1720 pose des ouvrants massifs, souvent doublés d’une porte cochère en rez-de-chaussée. Sur ces ferrures, la serrure est en applique, vissée côté intérieur : rien ne se perce, tout se crochète ou se contourne par le pêne, parce qu’une ferrure du XVIIIe siècle n’a pas de pièce de rechange au catalogue.
Les résidences des années soixante et soixante-dix — Villejean, Le Blosne, Maurepas, Bréquigny — alignent des portes palières identiques d’un étage à l’autre, cylindre européen à profil standard. C’est le cas le plus rapide : la cale suffit quand la porte est claquée, et une pièce de remplacement voyage toujours dans le véhicule si le cylindre doit céder.
Les programmes récents de Beauregard, de Baud-Chardonnet et de la ZAC de la Courrouze montent des blocs-portes multipoints certifiés, sous garantie constructeur pendant plusieurs années. Sur ceux-là nous demandons la marque au téléphone : un perçage mal placé annule la garantie, et le fabricant refuse ensuite la prise en charge du bloc entier.







