Cylindre, serrure, porte : ce qu’on remplace et ce qu’on vous vend en trop
Trois niveaux existent, et ils n’ont ni le même prix ni le même effet. Le cylindre est la pièce dans laquelle entre la clé : le changer suffit dès qu’il s’agit de rendre inopérantes des clés perdues, volées ou restées chez un ancien occupant. La serrure complète est le coffre entier avec ses pênes : on ne la remplace que si le mécanisme est cassé ou forcé. La porte elle-même relève d’un autre chantier, et se pose rarement en dépannage.
Sur les deux tiers des interventions rémoises, le cylindre suffit. Un remplacement de serrure complète proposé d’emblée, sans démontage préalable et sans avoir constaté un mécanisme hors service, doit vous alerter : c’est la ligne la plus chère du devis, et elle n’est justifiée que par un constat, pas par une inquiétude.
Il existe un cas rémois où l’inverse est vrai. Sur un multipoint de résidence des années soixante-dix à Croix-Rouge ou aux Châtillons, une tringlerie faussée par des années de forçage ne se répare pas en changeant le cylindre : le point central prend du jeu, la crémone ne remonte plus les points hauts, et seul le remplacement du coffre rétablit une fermeture réelle. Nous le constatons avant de le dire.







