Le centre de Villeurbanne a été bâti d’un seul tenant. Les Gratte-Ciel, livrés en 1934 autour de l’avenue Henri-Barbusse, forment un ensemble de béton armé pensé comme un programme complet : hauteurs alignées, halls collectifs, distribution répétée d’un immeuble à l’autre. Pour un serrurier, cette homogénéité est une bonne nouvelle. Les portes palières relèvent de quelques familles, les cotes se répètent, et une pièce trouvée sur un immeuble ira le plus souvent sur le voisin.
La ville est collée à Lyon sans aucune coupure visible : la limite communale passe au milieu d’une rue, parfois d’un carrefour. La conséquence est prosaïque et coûteuse — une adresse donnée sans le nom de la commune peut exister des deux côtés, et on part alors dans la mauvaise direction. Nous demandons systématiquement la commune, pas par formalisme mais parce que le cours Émile-Zola et le cours Lafayette ne s’arrêtent pas à la frontière.
Le campus de la Doua concentre l’une des plus grosses populations étudiantes de France, avec ses résidences, ses studios et ses colocations. L’année y suit un rythme net : remises de clés en série fin août, clés perdues et portes claquées tout au long de l’année universitaire, résiliations au printemps. Le besoin dominant y est le remplacement de cylindre, pas le blindage.
À l’est, Cusset, La Soie et les anciennes emprises industrielles ont été reconverties. On y trouve des lofts installés dans d’anciens ateliers, avec de grandes menuiseries métalliques, des portes coulissantes d’origine et des huisseries hors cotes. Rien de ce qui s’y pose ne se commande au catalogue, et le premier réflexe y est de mesurer avant de promettre quoi que ce soit.