Claquée ou verrouillée : la première question posée
Avant de partir, nous demandons systématiquement si un tour de clé a été donné. Une porte claquée n’est retenue que par le pêne demi-tour, la pièce biseautée qui s’efface quand on abaisse la poignée ; elle s’ouvre par passage de ce pêne ou par crochetage, sans dommage, souvent en quelques minutes. Une porte verrouillée engage les pênes dormants dans la gâche, parfois en trois ou cinq points, et demande un travail nettement plus long.
Cette distinction détermine la méthode, la durée et donc le montant annoncé. C’est aussi pourquoi nous ne donnons jamais un prix unique valable pour toutes les situations : il serait forcément faux dans un sens ou dans l’autre. Nous demandons également la marque lisible sur la têtière ou sur la clé, car une serrure de la Neustadt aux cotes allemandes ne se traite pas comme un multipoint récent de Hautepierre.
Si la clé a cassé dans le canon, laissez-la en l’état. Les tentatives d’extraction à la pince à épiler ou à la lame de cutter repoussent presque toujours le fragment vers le fond du cylindre et abîment les goupilles : une extraction de dix minutes devient un remplacement complet. Décrivez simplement au téléphone ce que vous voyez du morceau restant, et s’il dépasse ou non de l’entrée de clé.







